Césars : «Désormais on se lève et on se barre», par Virginie Despentes

Publié le par Marguerite Rothe

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Peu importe qu'on l'aime ou pas, Virginie Despentes doit être chaudement remerciée pour sa prise de position solidaire en faveur des méprisés, des maltraités ; de ceux qui ne peuvent se défendre. Parce qu'ils ont le mauvais goût d'être pauvres ou trop faibles. Aujourd'hui j'aime cette femme et peut-être que demain je dirai d'elle que c'est une cruche ; en attendant, aujourd'hui, je l'aime et je lui donne l'accolade pour sa tribune sur Libé. Une tribune d'humeur (mauvaise), qui fouette la vérité pour la faire avancer coûte que coûte dans la lumière. Ce billet, il est beau comme un gros pavé balancé dans la mare aux exhalaisons méphitiques du monde du spectacle. Merci à elle.

Vous serrez les rangs, vous défendez l’un des vôtres. Les plus puissants entendent défendre leurs prérogatives : ça fait partie de votre élégance, le viol est même ce qui fonde votre style. La loi vous couvre, les tribunaux sont votre domaine, les médias vous appartiennent. Et c’est exactement à cela que ça sert, la puissance de vos grosses fortunes : avoir le contrôle des corps déclarés subalternes. Les corps qui se taisent, qui ne racontent pas l’histoire de leur point de vue. Le temps est venu pour les plus riches de faire passer ce beau message : le respect qu’on leur doit s’étendra désormais jusqu’à leurs bites tachées du sang et de la merde des enfants qu’ils violent.

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