La dernière vague, 2019, mini série S-F.F, crée par Raphaëlle Roudaut et Alexis Le Sec | Réalisée par Rodolphe Tissot.

Publié le par Marguerite Rothe

« La profession » se plaint que les gens ne vont plus au cinéma, ou bien qu'ils préfèrent les séries US. Ce n'est pas en accusant "l'autre" qu'elle va avoir la chance de progresser. Le jour où les « professionnels de la profession » s'interrogeront sérieusement sur le pourquoi du comment, alors ils auront fait un pas vers le progrès.

Donc, l'on nous présentait La dernière vague comme une série fantastique, peut-être aussi un peu SF, avec le synopsis suivant : «  À Brizan, paisible station balnéaire des Landes, tout bascule avec l'arrivée de la première vague qui, tel un tsunami, va provoquer la disparition de surfeurs et bouleverser la vie intime des habitants. » Alléchant. 

Mon ressenti

Franchement, ça aurait pu être bien, l'idée de départ était très bonne. Sauf que voilà, elle a été mal exploitée. Tout du long des six épisodes, on reste dans le gnan-gnan sans génie des paresseux. L'idée n'a accouché que d'elle-même. Rien n'a suivi : réalisation sans génie, situations humaines à la psychologie rudimentaire, un casting avec des têtes vues et revues (encore que le problème n'est pas vraiment là, car si les acteurs et les actrices en question sont bons et bien dirigés, ils peuvent par leur prestation arriver à faire oublier leur patronyme à la ville) ; ici, certains d'entre eux étaient franchement mauvais, comme Guillaume Cramoisan, ou Odile Vuillemin, que j'ai trouvée ridicule tant elle surjouait son rôle de paumée. À leur place, je n'accepterais plus jamais de travailler sous la direction d'un réalisateur qui fait si peu cas des acteurs(trices) qu'il dirige.

La dernière vague, c'est quoi ? Une fable fantastique ? Un manifeste écologique ? De la science-fiction ? Un peu tout ça ? Ça serait plutôt un genre de fourre-tout audiovisuel qui manque sa cible, et où l'ensemble part dans tous les sens et laisse les questions soulevées en surface. Saupoudrée d'un soupçon d'Abyss, d'un clin d’œil à la nouvelle : Mauvaise herbe, de Stephen King, assaisonnée de disparitions mystérieuses rappelant Lost, les disparus, La dernière vague, comme en cuisine, laisse en bouche le goût d'un plat raté. Vraiment dommage.

©Marguerite Rothe

Résumé

À Brizan, paisible station balnéaire des Landes, lors d'une compétition de surf, tout bascule avec l’arrivée d’un mystérieux nuage qui provoque la disparition de dix participants. Après quelques heures de recherches, ils réapparaissent sans se souvenir de la période de disparition. Certains se découvrent changés et dotés d’étranges pouvoirs. Deux jours plus tard, le nuage frappe à nouveau : la vie des habitants et le paysage environnant se trouvent bouleversés. Certains y voient le début d’une révolte de la nature…

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