[#Coronavirus] D'éminents spécialistes demandent la parole | Kla.tv | Entretien avec le Pr. Sucharit Bhakdi

Publié le par Marguerite Rothe

Scénario du coronavirus

D’éminents spécialistes demandent la parole, sur kla.tv, le 11 avril 2020

Retranscription de la vidéo :

« Les mesures drastiques prises en Chine depuis l'apparition de l'épidémie de coronavirus provoquent la peur et même la panique chez de nombreuses personnes. « Des faits au lieu de la panique », déclare à ce sujet l'émetteur radio FFH de Francfort en Allemagne. C'est aussi le but de cette émission. Elle ne veut nullement minimiser la dangerosité du coronavirus mais permettre au contraire une discussion objective sur ce sujet, et faire entendre la voix de spécialistes qu’il ne faudrait pas négliger. Parmi ceux-ci, il y a des personnalités reconnues et éminentes appartenant aux domaines de l'immunologie, de la biologie humaine, de la virologie et de la protection civile, pour ne nommer que quelques-uns.

Dans les semaines passées kla.tv a déjà publié les premiers avis de spécialistes sur ce sujet. Parmi eux, entre autres, le docteur Wolfgang Wodarg (kla.tv/16006) et le docteur Claus Köhnlein ( kla.tv/15897).

Dans cette émission, on entendra d'autres voix qui remettent sérieusement en question le bien-fondé des mesures drastiques prises. Ce sont chaque fois des déclarations faites au cours d'interviews dignes d'intérêt. Les personnes intéressées trouveront les sources ci-dessous.

Les mesures drastiques prises en Chine depuis l'apparition de l'épidémie de coronavirus provoquent la peur et même la panique chez de nombreuses personnes. « Des faits au lieu de la panique », déclare à ce sujet l'émetteur radio FFH de Francfort en Allemagne. C'est aussi le but de cette émission. Elle ne veut nullement minimiser la dangerosité du coronavirus mais permettre au contraire une discussion objective sur ce sujet, et faire entendre la voix de spécialistes qu’il ne faudrait pas négliger. Parmi ceux-ci, il y a des personnalités reconnues et éminentes appartenant aux domaines de l'immunologie, de la biologie humaine, de la virologie et de la protection civile, pour ne nommer que quelques-uns. Dans les semaines passées kla.tv a déjà publié les premiers avis de spécialistes sur ce sujet. Parmi eux, entre autres, le docteur Wolfgang Wodarg (kla.tv/16006) et le docteur Claus Köhnlein ( kla.tv/15897). Dans cette émission, on entendra d'autres voix qui remettent sérieusement en question le bien-fondé des mesures drastiques prises. Ce sont chaque fois des déclarations faites au cours d'interviews dignes d'intérêt. Les personnes intéressées trouveront les sources ci-dessous.

Dr. Bodo Schiffmann

Directeur médical d'un centre interrégional pour les troubles de la fonction d’équilibre

« Il n'y a aucune raison de paniquer et il n'y a aucune raison de paralyser toute l'économie mondiale et tout d'abord l'Allemagne. Ça, c'est menaçant. Cela va entraîner une vague d'insolvabilité si on ne réagit pas très vite. Ce sont des sommes d'argent incroyables qui sont perdues chaque jour. Des existences sont détruites, des emplois : cela provoque des déséquilibres sociaux. » « Petit à petit de plus en plus de gens prennent conscience de ce problème. Ce ne sont plus seulement quelques médecins particuliers qui sont irrités par cette situation; leur nombre augmente. Je reçois chaque jour des e-mails reconnaissants de médecins qui me demandent s'ils peuvent mettre les liens de mes vidéos sur leur site internet [...] Je suis consterné de constater combien ils sont nombreux à s'adresser à moi. » « La presse et internet créent des scénarios horribles qui ont provoqué le chaos dans les hôpitaux , en Italie, et en Chine. Et non le virus ! » « Je me joins à mes confrères Wodarg, Köhnlein, Bhakdi et je dis : « Arrêtez de tester à tout va ! , vous créez une épidémie de laboratoire . Ce n'est pas une épidémie réelle. »

Le professeur Stefan W. Hockertz

Immunologue et toxicologue

« Le virus, à mon avis, a à peu près la même dangerosité que la grippe. Je suis d'accord là-dessus avec de nombreux médecins. » « On essaie de nous suggérer qu'il s'agirait d'Ebola, de la variole ou de la peste. Ce n'est pas le cas. C'est une infection qui évolue chez 90 % de tous les contaminés avec de légers symptômes. » Le Pr.Hockertz explique qu'en Italie, chaque année, 4 500 à 7 000 personnes meurent d'infections nosocomiales. Ce sont des infections que les patients contractent à l'hôpital. « Ces chiffres montrent clairement que l'Italie a une hygiène hospitalière très mauvaise. Les personnes sont hospitalisées avec une pneumonie, ne meurent pas de la pneumonie mais des germes hospitaliers. D'où le taux élevé de mortalité que l'on remarque en Italie. Encore une fois : ces personnes ne meurent pas du coronavirus, elles meurent avec le coronavirus. Je considère, en tant que toxicologue, ou comme quelqu'un qui est chargé d'évaluer les risques, que ces mesures sont complètement disproportionnées. Ici on détruit des existences… »

Angello Borelli

Directeur de la Protection Civile italienne.

« La plupart des médias rapportent que l'Italie a jusqu'à 800 décès par jour dû au coronavirus. Angello Borelli a contesté cela au cours d'une conférence de presse. Il a insisté sur le fait qu'il s'agissait en réalité de décès « avec présence de Coronavirus et non causés par le Coronavirus ». En d'autres termes ces personnes sont mortes et ont été testées, en plus, positives, sans tenir compte des affections préexistantes (co-morbidité ) telles que le cancer ou le grand âge.

Dr. Jörg Brokmann

Directeur du service d'urgence de la clinique universitaire d'Aix-la-Chapelle.

Il s'est exprimé en sa qualité de Président d'un congrès pour médecins urgentistes et personnels sauveteurs : « Nous n'avons pas de situation médicale, nous avons une situation politique.[...]. Nous ne pouvons quand même pas nous occuper exclusivement de patients du Covid-19 qui pour la plupart présentent une évolution légère de la maladie. »

Professeur Yoram Lass

Ancien ministre de la Santé israëlien.

Il explique que le nouveau coronavirus est moins dangereux que la grippe et que les couvre-feux tueraient plus de gens que le virus. D'après le Pr Lass « Les chiffres ne justifient aucune panique ». On sait que l'Italie a une énorme morbidité due aux maladies des voies respiratoires qui est trois fois plus élevée que dans le reste de l'Europe."

Avant que vous regardiez l'interview du Pr Sucharit Bahkdi du 20 mars, nous conclurons par une déclaration du docteur Hockertz. A la question de savoir ce qu'il souhaitait de la part d'autres confrères et scientifiques, il répond ainsi : « Je souhaite qu'ils me disent ce qu'ils me disent toujours dans les conversations personnelles sur mes réseaux : c'est tout à fait exagéré, ce qui se passe actuellement. Nous ne comprenons pas les raisons de tout cela. Ces mesures causent des dommages collatéraux bien plus importants que la protection qu’elles apportent à la population. C'est ce que j'entends sans cesse sur mon réseau. Je n'entends JAMAIS quelqu'un me dire que ce qui se passe est normal. Je n'ai pas jusqu'ici entendu un autre avis. Cela tient peut-être à mon réseau. Je connais de nombreux toxicologues, je m’entretiens avec des immunologues et des médecins. Et sans cesse, j’entends dire : « Les mesures comme par exemple le couvre-feu, c’est nettement exagéré et ça n’a plus rien à voir avec une évaluation des risques.[...].Un jour ou l’autre, on surmontera cette difficulté et alors les juristes reconsidéreront toutes ces questions pour voir si les mesures étaient justifiées. »

Interview avec le Pr. Sucharit Bhakdi du 20 mars 2020

« Professeur Sucharit Bhakdi, vous êtes médecin, infectiologue et expert en microbiologie. Vous faites partie des chercheurs en médecine les plus cités en Allemagne. Aujourd’hui nous parlerons du coronavirus. Le virus met le monde entier en alerte. Les conséquences deviennent de plus en plus dramatiques. L’Allemagne aussi est en état d’urgence. Que sont exactement les coronavirus ?

Pr. Sucharit Bhakdi : Les virus existent dans le monde entier, chez les animaux et les humains et nous sommes les membres d’une grande famille. Normalement, ils ne jouent aucun rôle en médecine parce qu’ils ne causent que de légères infections grippales ou des rhumes avec fièvre. Tout au plus les personnes âgées avec des maladies pré-existantes sont peut-être en danger.

Maintenant un nouvel acteur entre en scène et met le monde dans la peur et l’anxiété. Pourquoi ? Covid-19 a été découvert en Chine et s’y est répandu très vite, manifestement, accompagné de nombreux décès. Plus que prévu. Puis il est arrivé une nouvelle alarmante du Nord de l’Italie selon laquelle il se passait là-bas la même chose qu’en Chine. Pourtant - et il faut le remarquer- dans d’autres régions du Monde où le virus s’est répandu, de tels taux apparents de décès de 4, 5, 6 % n’ont pas été atteints. Par exemple en Corée du Sud, à ce qu’on dit, 1 % , en Angleterre 0,3 % de décès.

Comment ça, des taux de mortalité apparents ?

Pr. Sucharit Bhakdi : Apparents, lorsqu’un virus ne tue pas par lui-même, ou tout seul, mais allié à d’autres maladies, alors il ne faut pas mettre la faute seulement sur le dos du virus. Qu’on le fasse avec le Covid-19, ce n’est pas seulement faux mais dangereux et trompeur car ce faisant, on oublie que bien d’autres facteurs, des facteurs locaux, peuvent jouer aussi un rôle décisif, par exemple, qu’est-ce que le Nord de l’Italie et la Chine ont de commun ? La question est qu’est-ce qu’ils en commun ? Réponse : une pollution de l’air effrayante, la plus élevée au monde. L’Italie est en fait la Chine de l’Europe. Les poumons des gens dans ces régions sont en mauvais état et malades. Bien plus que chez nous.

Et qu’en est-il de l’Allemagne ? Ici aussi le virus s’est répandu très vite.

Pr. Sucharit Bhakdi : Oui, à vrai dire, il semble que la propagation du virus soit en route maintenant et, chose curieuse, nous fournit des éléments - donc des données, avec lesquelles nous pouvons maintenant prendre de meilleures décisions et savoir ce qu’il faut faire.

Les experts et les politiciens l’ont fait ou sont en train de le faire, et c’est pourquoi ils déclenchent l’alarme maximum.

Pr. Sucharit Bhakdi : Oui, et à vrai dire c’est là tout le tragique dans cette histoire. Car ce qu’ils ont décidé est à proprement parler insensé. Je veux dire que des questions très importantes ont déjà trouvé une réponse. La première est la suivante : « Est-ce que ce virus ne tue que des personnes âgées avec des pathologies préexistantes comme les autres coronavirus normaux, ou est-ce qu’il tue aussi des jeunes ? » La réponse est tout à fait évidente. Nous avons 10 000 infections. 99 % des personnes n’ont pas du tout de symptômes ou seulement de légers symptômes. On peut en conclure déjà que c’est faux et qu’il ne devrait pas être permis de parler de 10 000 malades. Ils ne sont pas malades. Etre infecté ne veut donc pas dire être malade. Parce que seulement 50 à 60 de ces personnes sont malades et que 30 d'entre elles sont mortes en 30 jours. Nous avons donc un taux de mortalité d'environ un cas positif de Covid-19 par jour, jusqu'à présent. Le scénario d’horreur est que ce nombre pourrait être multiplié par cent. Nous aurions alors un million de cas et peut-être 30 000 décès dans les 60 prochains jours, soit 100 jours au total. Cela fait 30 morts par jour. C'est le scénario d'horreur qu'ils essaient d'éviter maintenant.

Les mesures actuelles visent donc à ralentir la propagation du virus et à éviter ainsi que de nouveaux décès ne soient signalés quotidiennement.

Pr. Sucharit Bhakdi : Oui, bien que le plafond soit d'environ 30 décès par jour selon tout ce que nous savons jusqu'à présent. Cela peut sembler beaucoup, 30 morts par jour, mais vous devez vous rappeler qu'ici en Allemagne, 2 200 personnes de plus de 65 ans meurent chaque jour. Il faut garder à l'esprit que ces personnes sont très probablement porteuses d'au moins un pour cent des coronavirus normaux. Ce serait 22 par jour qui seraient porteurs de coronavirus normaux, les frères et sœurs de Covid-19. Et ils meurent tous les jours. La seule différence est que nous ne parlons PAS de morts dues au coronavirus, car nous savons que le virus joue en fait un rôle très, très mineur dans ce processus. Nous voulons donc éviter que ce scénario ne soit remplacé par les 30 morts par jour ? C'est ce qui se passe actuellement. Nous craignons qu'avec un million d'infections par le nouveau virus, nous ayons 30 décès par jour et nous ne réalisons pas que tout le temps, avec les mêmes conditions et les mêmes maladies préexistantes, au moins 20, voire 30, 40 ou 100 patients qui meurent sont positifs au coronavirus. Et des mesures épouvantables sont prises actuellement.

Que pensez-vous de ces mesures ?

Pr. Sucharit Bhakdi : Je les trouve grotesques, excessives et directement dangereuses. Dangereuses parce que, regardez, chaque personne, chaque personne âgée a le droit de faire un effort pour ne pas faire partie des 2 200 qui nous quittent chaque jour. Pour cela, il a ses hobbies, fait du sport, entretient ses contacts sociaux, assiste à des événements, etc. Tout cela disparaît maintenant. Vous pouvez supposer que ces mesures réduiront l'espérance de vie de ces 2 200 personnes au total. Ensuite, bien sûr, nous aurons les conséquences économiques, qui sont si horribles et menacent l'existence de beaucoup. Et enfin, bien sûr, nous aurons les conséquences médicales directes. Nous avons déjà des goulots d’étranglement au niveau de l'approvisionnement. Les opérations chirurgicales ne peuvent pas être pratiquées, les malades ne peuvent pas être soignés, des soins optimaux ne peuvent pas être dispensés, le personnel est retiré ou s'absente des hôpitaux parce que les mères doivent s'occuper de leurs enfants. Ce sont toutes des choses qui auront bien sûr de fâcheuses conséquences. Tout ce que je peux dire, c'est que ces mesures sont autodestructrices et que, si la société les accepte et les met en œuvre, alors cela ressemble à un suicide collectif.

Le Pr. Sucharit Bhakdi parle directement à la caméra :

Aujourd'hui, je voudrais aborder deux questions qui nous touchent tous les jours. Premièrement, compte tenu de l'augmentation rapide du nombre d'infections ici en Allemagne, nous ne devons pas craindre un effondrement du système de santé. Diverses extrapolations supposent que 5 % des patients doivent être ventilés. Ma réponse : l'erreur fatale dans ces extrapolations est de dire infection égale maladie égale patient. Le fait est qu'une infection est la pénétration et la multiplication d'un virus dans l'organisme. Les maladies infectieuses, c'est-à-dire les symptômes de la maladie, ne se développent que lorsqu'il y a une réaction venant de l'organisme. Eh bien, dans le cas des coronavirus, 90 % des infections se déroulent en fait sans symptômes de maladie, c'est-à-dire que la personne reste en bonne santé. Vous pouvez également le constater dans les chiffres, qui sont accessibles à tous. Donc, si vous avez fait une extrapolation et supposé que l'infection est déterminante pour le calcul du besoin, alors je dis que vous devez diviser ces résultats par 10. Et si vous faites cela, vous verrez que le virus ne pourra jamais, jamais, jamais provoquer l'effondrement de notre système de santé. »

Source : kla.tv/16116