Coronavirus | Après sa tratégie du choc, le chant du cygne du Nouvel Ordre Mondial

Publié le par Marguerite Rothe

« Confite dans sa torpeur, insouciante du monde d’après, la société française ressasse des évidences hors d’âge : l’Union Européenne ne sert à rien, nos gouvernants sont des paltoquets incompétents et affairistes, les médias sont menteurs et corrompus. Tout ceci est vrai, mais tient à distance la nécessaire réflexion sur le monde qui vient à la faveur de la dernière crise sanitaire. Cette crise est le choc qui devait permettre aux forces mondialistes (« Ne jamais laisser une bonne crise se perdre ») d’accélérer leur agenda de contrôle des masses. La Silicon Valley est à la manœuvre dans une opération de sidération qui fera long feu.

La Silicon Valley prend le contrôle de la mondialisation

Avec la pandémie, la Silicon Valley prend ouvertement le relai des États nations dans des domaines aussi stratégiques que les questions de santé et de surveillance des populations. Elle est à la manœuvre parce qu’elle seule dispose d’une force de frappe technologique à l’échelle planétaire. Plus encore, elle est le porte étendard d’une idéologie qui a colonisé de gré ou de force les instances de commandement du monde occidental d’après-guerre : ONU et autres organisations internationales entrées en compétition pour gérer la « gouvernance » globale, OTAN, marchés financiers, ONG « altermondialistes » sorosiennes, institutions européennes, partis de gouvernement, médias, mafias mondialisées.

La Silicon Valley, c’est le cocktail toxique de la psychologie geek/hippie avec de la restructuration de l’État profond américain (complexe militaro industriel et services de renseignement pour faire court). Le rapprochement s’est effectué au début des années 90, la chute de l’Union soviétique conduisant à la réaffectation des missions et budgets de renseignement au domaine de la guerre économique. Mondialisation et mondialisme paraissaient alors des formes immanentes de la fin de l’Histoire théorisée par Francis Fukuyama.

Gafam Google Amazon Facebook

La CIA n’a pas tardé à investir directement dans les start-ups de la Silicon Valley à travers son fonds In-Q-Tel spécialisé dans les technologies de l’information. Échange de bons procédés car la Silicon Valley va mettre en place l’architecture électronique de notre cage post-moderne. Au mitan des années 90, elle va accélérer la mutation de l’Internet (réseau d’origine militaire) en un chatoyant rhizome multimedia de communication planétaire.

Multinationales et services de renseignement américains pourront dorénavant lire à livre ouvert dans les communications (et donc tracer activités, préférences politiques et sexuelles, états d’âmes) des chefs d’État étrangers, des hauts fonctionnaires, des capitaines d’industrie comme du vulgum pecus planétaire. Mondialisation aidant, la Chine mit à disposition sa main d’oeuvre bon marché et ses terres rares pour la fabrication des gadgets communiquants conçus dans la Silicon Valley.

Aujourd’hui, ainsi que l’a révélé la publication Faits et Documents, c’est au sein du Conseil d’administration de l’Université chinoise de Tsinghua[1] que les géants de la Valley et de Wall Street se coordonnent avec les autorités chinoises à l’occasion de réunions bi-annuelles.

Rien n’est trop beau pour la mafia geek de la côte ouest : Microsoft a un bureau à l’ONU, Bill Gates dirige de fait l’OMS et le Danemark nomme un ambassadeur auprès des GAFAM[2].

Politique d’abord

Si Google met discrètement en place le système de censure de la Chine au bénéfice du PCC, l’activisme politique des GAFAM se déploie en pleine lumière dans leur pays d’origine. À six mois de la prochaine élection présidentielle américaine, le coronavirus est l’alibi idéal pour renforcer le contrôle partisan sur l’information : Twitter censure la parole du Président des Etats-Unis parce que ses tweets sur le virus enfreignent, selon la formule consacrée, les « règles de la communauté » (quelle communauté ?). Au même moment, Facebook met 130 millions de dollars sur la table pour créer sa « Cour suprême » (un conseil de surveillance habilité à retirer les messages non politiquement corrects) composée de politiciens libéraux à la retraite, épaulés d’universitaires et de journalistes de gauche.

Ces geeks et les multinationales qu’ils dirigent ne sont certes pas neutres et ne se contentent pas de transmettre du contenu. Le temps des pionniers est terminé et, fortune faite, c’est bien la diffusion de l’idéologie mondialiste qui importe avant tout aux tycoons de la west coast. C’est un point essentiel à comprendre : la guerre conduite par les GAFAM est strictement idéologique. L’exemple de YouTube (filiale de Google) est éclairant : sa directrice générale Susan Wojcicki admet sans façon que sa politique de contrôle sur les contenus déplaît à ses utilisateurs. Cela est donc parfaitement inepte du point de vue de la rentabilité de son entreprise.

Mais elle n’en a cure et passera outre l’opinion de sa clientèle en renforçant la censure sur sa plateforme[3]. En même temps, Google travaillant – discrètement – mano en la mano avec le régime chinois, YouTube supprime automatiquement les commentaires critiquant le Parti communiste chinois[4]. Délire autoritariste, hypocrisie, autisme radical de ces dévots du nouvel ordre mondial. L’idéologie mondialiste est consubstantielle à leur origine sociale : ils sont les rejetons hippies de la haute bourgeoisie américaine – israélites le plus souvent –et sont passés par les Universités de l’Ivy League. Leur aventure industrielle, associée très tôt au monde du renseignement et à l’État profond US, donne la dernière touche au portrait psychologique de ces startup-ers : une mentalité “cool” et progressiste d’éternel adolescent adossée à une recherche pathologique de la surveillance et du contrôle.

Les outils de l’ère du Bien

C’est bien sûr leur opinion de gens raisonnables, bienveillants et informés qui doit prévaloir pour qu’advienne cette ère du Bien dont, par un hasard providentiel, ils maîtrisent les instruments. La bienveillance n’exclue pas la défiance (comme disait Lénine : « La confiance c’est bien, le contrôle c’est mieux ») et derrière leur bric-à-brac moralisateur de “social justice warrior”, nos anges gardiens ont plusieurs fers au feu pour nous imposer une info-dominance totale :

  • l’identification biométrique pour marquer le bétail humain. Cela sera sans doute associé aux campagnes de vaccinations obligatoires au titre du nécessaire suivi des données sanitaires.  Bill Gates a financé des recherches sur les “tatouages à points quantiques” qui permettent à la fois de vacciner et de marquer les vaccinés; il soutient en outre l’initiative ID2020, qui vise à implanter l’identification biométrique. Premiers cobayes : les nouveaux-nés au Bangladesh et les sans-abris d’Austin au Texas.
  •  la géolocalisation universelle pour fixer le cheptel :  le serf post-moderne n’est pas censé quitter son domicile sans explication valable. De prétendues nécessités sanitaires (en cours d’implantation avec les applications de traçage sur smartphone mises au point dans les cornues d’Apple et de Google) suffiront à la justifier.
  • la reconnaissance faciale pour faciliter le contrôle et mettre en place un système de sanctions et de récompenses déjà advenu en Chine (système de crédit social). C’est Eric Schmidt, ex-PDG de Google, qui a mis en place ce système pour le compte du PCC. Microsoft est un autre ardent défenseur de la reconnaissance faciale et il faut savoir que la quasi-totalité des pays développés l’ont d’ores et déjà adoptée et intégrée dans leur législation[5].
  • la suppression de l’argent liquide pour surveiller le bétail fiscal à travers ses données financières (l’Inde a servi de terrain d’expérimentation à grande échelle). Cela se fera naturellement au nom de la justice sociale et de l’inclusion financière des plus pauvres… A la faveur de la pandémie de coronavirus, la Chine a mis en “quarantaine” les envois d’argent liquide, conformément à un avis de l’OMS.
  • la censure numérique et la généralisation d’un système de fact-checking en ligne qui établiront un Ministère de la Vérité universel. Les algorithmes de Google et les armées de fact checkers de YouTube, Twitter et Facebook font remonter les « vérités » utiles et disparaître les opinions dérangeantes. Facebook émet des “avertissements” aux utilisateurs qui ont aimé ou cliqué sur « désinformation sur les coronavirus », YouTube supprime les vidéos qui mettent en cause l’OMS. Accessoirement, un ancien ingénieur de Google (Greg Coppola) a récemment révélé que les résultats de recherche du moteur étaient biaisés. Les algorithmes de la Silicon Valley aspirent au contrôle de notre carte cognitive.

En finir avec la dictature cool

 Société digitalisée et société de surveillance, c’est tout un : La “dictature cool” (« Don’t be evil » est le slogan de Google) que veut nous imposer « Big Tech » repose sur l’identification sans limites et la transparence absolue. Le but : recomposer l’humanité sur la base d’une soupe primordiale (culture massifiée et exempte de toute attache identitaire) créée en laboratoire (transhumanisme), conformiste et égalitaire dans l’asservissement. Cela nous sera vendu sous le label de la société inclusive.

Mais là où croît le péril croît aussi ce qui sauve : le soufflé Covid retombe, il n’y aura pas de seconde phase et Trump, sortant renforcé d’une crise (mal) orchestrée aura un boulevard devant lui pour la présidentielle.

Surtout, la crise sanitaire aura imposé aux communautés humaines un retour au réel qui n’est pas de bon augure pour “Big Tech” ; livrées à elles-mêmes les familles se sont frayées un chemin à travers l’effondrement sociétal et les communautés se sont à l’évidence resserrées.

Le mièvre prêchi-prêcha globaliste, les rêves creux du pourtoussisme sont pulvérisés et la vanité de nos vies artificielles de monades connectées devient aveuglante.

L’Empire du Bien nous demande juste d’obéir, mais voilà que semble renaître la communauté du peuple. De nombreux éditocrates (d’aucuns arborant une stupide écharpe rouge) et la quasi-totalité de notre classe politique se sont ralliés à cette matrice panoptique et à son idéologie West coast. 

Aussi, notre message à leur endroit doit-il être clair : une fois le système effondré, vous deviendrez une cible légitime et ce jour approche. Nous allons nous organiser et nous ne serons pas ceux qui devront ramper au milieu des ruines de ce monde. Démasquons-nous, démasquons-les !»

Astolphe

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