[Covid19] Ben mince alors, des infirmières dansent dans des hôpitaux ! Où sont les malades ?

Publié le par Marguerite Rothe

Interpellée par l'illustration de l'article de Joshua Michael (qui nous transmettait des chiffres et des pourcentages réalistes), sur l'effrayante et terrifiante pandémie qui frappe la planète entière et fait ressembler tous les hôpitaux du monde à de terribles zones de guerre, j'ai fait ma curieuse. Et voilà ce que j'ai trouvé : le post d'une certaine  Ramble Khron, sur le site eBaum's World.

En substance, la webmestre s'étonnait de vidéos où l'on pouvait voir danser du personnel hospitalier... en pleine crise de "Covid-19". Étaient-ce de gros crétins ? Des infirmières désireuses d'apporter un peu de réconfort aux patients ? Ou encore, de ces abrutis, comme ceux qui se prennent pour des journalistes et qui vont filmer le vide abyssal des hôpitaux (partout dans le monde, tout de même!)

« I mean, just last week idiots around the country were sharing photos of the outsides of hospitals and their entry ways as proof of a 'gotcha' moment because some of them were emptier than people thought they should be. »

Ne debunke pas qui veut. J'en rirais, si ce n’était pas aussi triste. Bref, elle termine son post en disant que le virus est réel (ce qui est vrai), et que les infirmières qui dansent ne prouvent rien.

Ah bon ?

Comment çà, cela ne prouve rien ? Bien au contraire, cela met judicieusement en relief un épisode qui se rattache à une "pandémie" qu'on nous vend comme tragique ! Épouvantable, comme l'explique, le jeudi 23 avril, avec beaucoup de conviction Jérôme Salomon (Résumé BFMTV dans la description de leur vidéo : « “Le coronavirus a un caractère exceptionnel qui peut être comparé à la pandémie de peste de 1347” (vidéo), a estimé ce jeudi Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, auditionné par les députés.»)

Si j'étais malade, je ne voudrais jamais être soignée par cet homme.

Très sérieusement, si les hôpitaux étaient des zones de guerre, comme les médias nous le martèlent à longueur de journée (afin d'effrayer les plus sensibles d'entre nous), alors ceux-ci seraient bondés. Ça tombe sous le sens, non ? Les personnels de santé seraient débordés et harassés de fatigue. Maintenant, pour bien recadrer le problème, il faut dire sans équivoque que ces dévoués hommes et femmes ont dû avoir énormément de travail aux premiers temps de l'épidémie, lorsque les malades étaient regroupés dans quelques établissements hospitaliers. C'est indéniable. Tout comme il est indéniable qu'il y a eu des malades qui ont succombé au virus (des personnes âgées et /ou avec de fortes déficiences immunitaires, ne l'oublions pas)

Sur le site d'information Ouest-France :

« La menace d’une épidémie de coronavirus Covid-19 en France se fait de plus en plus précise, notamment avec la multiplication des cas en Italie. Le ministère de la Santé a annoncé dans un guide méthodologique la mise en place de trois niveaux de réponse, en fonction de l’intensité de l’épidémie.

Au premier niveau, 38 établissements de santé sont d’ores et déjà mobilisés pour gérer le premier stade d’une épidémie. Ils pourraient être rejoints si nécessaire au deuxième niveau par 70 autres établissements, répartis sur tout le territoire, qui sont invités à se préparer. Le troisième niveau mobiliserait tous les secteurs de l’offre de soin, pour laisser les hôpitaux prendre en charge les cas les plus graves uniquement.

Les 38 premiers établissements habilités pour le niveau 1 de réponse au Covid-19 sont pour l’essentiel des centres hospitaliers universitaires. Ces hôpitaux disposent de plusieurs caractéristiques décrites dans le guide méthodologique établi par le ministère de la Santé.» (Intégral de l'article, ici)

Non, cette joie, ce laisser-aller, cette volonté de détente, racontent énormément de choses. Ça veut dire que ce qui se passe n'est pas si grave que ce que l'on voudrait bien nous le faire accroire. Cela veut dire que l'on nous ment au quotidien. Cela veut dire que quelque chose ne tourne pas du tout.

Donc, la grande question, celle qui dérange est : pourquoi ces mensonges d'État ?

Comme ici, la petite Liselotte Mas, debunkeuse professionnelle pour le compte de France24 dans la rubrique "Les observateurs"

Pas vraiment honnête, ou sérieusement manipulée, lorsqu’elle titre abusivement son article :

« #FilmYourHospital, la théorie du complot qui veut faire croire que le Covid-19 n’existe pas »

Pas du tout ! Personne ne dit que le virus n'existe pas. Il existe, mais beaucoup de scientifiques et de chercheurs (loin d'être des brêles) s'interrogent sur sa composition et sa provenance. Ainsi que de la chronologie détaillée de son apparition.

Non, le problème n'est pas là. La question est : où sont les malades ? Où sont les millions de morts prophétisés par des concepteurs de modèles informatiques débiles ?

La réponse de la jeune demoiselle, dans la courte vidéo produite sur site :

(de mémoire) Ces gens n'ont filmé que les espaces d'accueil et les salles d'attente (déserts), mais une fois que l'on pénètre à l'intérieur, là où sont soignés les patients, l'ambiance est très différente...et là, de nous montrer des images de personnels soignants dans un hôpital... new-yorkais ! en plein travail, puis d'autres plans (tirés de n'importe quelle banque d'images). Rappelons-le : Liselotte Mas est "journaliste" pour le quotidien Ouest-France. Question : pourquoi des images d'un hôpital new-yorkais ? Nous n'avons pas d’hôpitaux en France ? Pas d'épidémie ? Pas de malades ? Non, mademoiselle, ces salles d'attente désespérément vides parlent à nos sens aussi sûrement qu'elles étaient dotées de parole.

Vos réponses de debunkeuse ne veulent rien dire, n'expliquent rien.

Quant aux images filmées par des journalistes citoyens, elles l'ont été aux États-Unis, en Allemagne, en France... Tous complotistes, tous dingues, tous bons à enfermer ? Ah oui, j'allais oublier, aux États-Unis, tous ces citoyens agiraient ainsi poussés par le parti républicain. Propagande, quand tu nous tiens.

©Marguerite Rothe

Pour lire et écouter le laïus de Liselotte Mas, debunkeuse professionnelle sur F24 (Les Observateurs), suivre le lien ci-dessous :

Spéciale dédicace à Liselotte, qui debunke quand on lui demande de debunker

Tout de même c'est ballot, hein Liselotte ?

Quelques captures d'écran, au cas où la page eBaum's World sauterait entre temps...

 

Publié dans Revue de Presse, Société

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