L'ordinateur des dieux, une nouvelle de Stephen King au format bilingue

Publié le par Marguerite Rothe

L'ordinateur des dieux - Word processor of the Gods, est une nouvelle extraite du recueil Brume, de Stephen King, paru en France en 1987 chez Albin Michel. À noter que dans la première édition française, le titre était :

Machine divine à traitement de texte. C'est peut-être pour cette raison qu'en achetant ce livre, j'avais totalement oublié avoir lu cette nouvelle. Mais pas seulement, car il faut dire qu'il y avait bien longtemps que Brume m'était passé entre les mains. Près de vingt-cinq ans. Donc le temps mais aussi l'impact, plus ou moins fort, que peut avoir un récit sur l'imaginaire. À l'époque, Brume avait été ma nouvelle favorite dans ce recueil, et elle l'est restée. Au point d'avoir envie plus tard de voir le film, que j'ai trouvé réussi, soit dit en passant. Ce qui est rarement le cas, puisque la plupart du temps je trouve (et je ne suis pas la seule) ratées les transpositions cinématographiques d'histoires écrites. Œuvres dans lesquelles je ne retrouve presque pas, voire pas du tout, l'atmosphère de l'histoire originale.

Il faut noter que pour cette édition bilingue, outre le titre français d'origine qui a été changé, la traduction est, elle aussi, légèrement différente. Rien de plus normal, puisque avec ce type d'ouvrage il s'agit de donner à lire à des collégiens et des étudiants - et aussi des vieux comme moi qui veulent parfaire leur Anglais ^^ - des textes dont le vocabulaire est facile d'accès. En ce qui concerne le niveau difficulté de lecture, Pocket classe ce volume à 2 sur une échelle de 3, donc Niveau Moyen. Classement assez réaliste selon mon point de vue.

Là où finalement j'ai rencontré le plus de difficultés, c'est avec la typographie. Les règles anglo-saxonnes étant différentes des nôtres, il a fallu que j’exerce mon œil. Chez nous, le tiret cadratin a l'immense avantage d'aérer le texte, d'organiser les dialogues. Chez nos amis Anglais et Américains, ce sont les guillemets qui font tout le taf.

Les notes sont abondantes et livrées lorsque nécessaire avec les nuances qui se rapportent au terme en question. De même que les nuances linguistiques qui existent entre US et GB n'ont pas été négligées. Dans l'ensemble, pour un apprentissage de la langue, j'ai trouvé la traduction et les notes de Jean-Pierre Berman (ancien assistant à l'Université de Paris IV - Sorbonne) de bonne qualité. Pour se faire une opinion complète, et avoir également une vision plus globale de ce que peut être une traduction, j'engage le lecteur à relire après coup cette nouvelle dans la traduction française initiale de Michèle Pressé et Serge Quadruppani.

À savoir :

  • En préambule, l'éditeur recommande au lecteur de lire en premier l'anglais, tout en se reportant aux notes, pour ne passer qu'ensuite à la traduction. Cependant, s'il éprouve de trop grandes difficultés à suivre le récit, auquel cas, le lecteur pourra commencer par la traduction pour revenir finalement au texte anglais. C'est la deuxième proposition que j'ai suivie pour ma part. D'abord parce que je suivais difficilement, et ensuite, et surtout, parce que j'ai été piégé par l'histoire, victime de "l'effet King"🙃
    • Une page est prévue pour la prononciation et les transcriptions phonétiques correspondantes.
    • Cinq pages sont consacrées en fin d'ouvrage à la bibliographie et à la filmographie de Stephen King ; celles-ci m'ont parues très complètes, pour ne pas dire exhaustives.

Au fil de ma recherche documentaire, j'ai trouvé un site pour la transcription phonétique et la prononciation : ici   😉 Au cas où...

©Marguerite Rothe

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