Qui nous affame ? De la crise financière à la famine, un essai de Daniel Estulin

Publié le par Marguerite Rothe

Qui nous affame ? de Daniel Estulin, est un court essai qui traite d'économie et de politique. Court ne veut pas incomplet. Au contraire, en quelques chapitres, clairs, concis, l'auteur explique au lecteur néophyte ce qu'il convient de savoir sur le sujet. Après, rien n'empêche celui-ci de se lancer dans ses propres recherches. Estulin donne les clés, au lecteur d'ouvrir les portes. Écrit pour le grand public, Qui nous affame ? de la crise financière à la famine organisée est un livre très abordable intellectuellement.

« Affirmons pour commencer que Wall Street n’est qu’une mystification. La vérité est ailleurs. C’est un parc d’attractions, un cirque ambulant, avec ses jongleurs, ses danseuses du ventre, ses bonimenteurs, ses chanteurs de second ordre et ses strip-teaseuses. Et nous, spectateurs béats, sommes hypnotisés par le spectacle. On se plante devant l’estrade, jour après jour, nuit après nuit, en prenant note des marges bénéficiaires, des progressions, des incitations financières, des produits dérivés. Quelle folie ! Combien de millions d’entre nous sont prêts à croire tout ce qui sort de la bouche des experts en Bourse ? Se rend-on compte qu’un nombre infime d’individus au sommet de la pyramide sont prêts à nous annoncer n’importe quoi pourvu que nous investissions quelques euros que nous n’avons peut-être même pas dans ce gigantesque système de Ponzi ? » Qui nous affame ? Daniel Estulin (Introduction)

Et pour éclairer votre lanterne, voici deux captures d'écran du sommaire.

Présentation de l'éditeur

La thèse de Daniel Estulin est que derrière le cataclysme financier se cache une trame d’intérêts communs qui cherche la destruction des États-nations pour pouvoir contrôler la démographie mondiale. La planète compte aujourd’hui un peu plus de 7 milliards d’individus. La Terre est une petite planète aux ressources naturelles limitées et confrontée à une explosion démographique sans précédent. Par conséquent, du point de vue de l’élite, si vous voulez contrôler les ressources en eau et en nourriture, il est impératif de réduire la population mondiale dans des proportions « gérables ». Sept milliards d’individus aujourd’hui, le double dans quelques décennies seulement, c’est trop de bouches à nourrir.

Le Club de Rome est l’institution mondiale la plus active en faveur de la thèse d’une dépopulation malthusienne. Le Club a publié en 1972 Les Limites à la Croissance, qui démontre que la planète sera à court de ressources d’ici quarante ans. Pour que l’humanité survive, il est donc impératif de remettre en cause notre style de vie et de réguler la population mondiale, donc la réduire par tous les moyens.

C’est ce à quoi, selon Estulin, s’emploie l’Empire (l’Empire désigne un système de contrôle de l’économie mondiale opéré par le biais d’un système monétaire international aux mains de grandes banques internationales). La mondialisation, avatar de l’Empire, est synonyme d’élimination de l’État-nation ; de l’éradication de la liberté ; de l’élimination de tous les droits. Toutefois, avant d’être en mesure de réduire la population et maîtriser le troupeau, il est impératif de détruire l’économie et la demande. Peut-être vous demandez-vous pourquoi l’Empire tient tant à détruire la demande ? En contrôlant déjà plus de 98 % de la richesse mondiale, l’Empire ne souffrirait pas financièrement de cette destruction ? Leur principal souci en cette période de l’Histoire est d’assurer la survie de leur espèce. Et affirmons-le une fois de plus, pour qu’ils puissent survivre en ces temps prochains de pénurie des ressources naturelles, une grande partie d’entre-nous doit périr.

Mis en avant par Les Indignés, cet essai-choc s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires en Espagne. Il a été traduit en dix-huit langues.

Éditeur : Blanche (2 janvier 2014) • 64 p. • ISBN : 2846283397 • PV : 14,25 € • Et 3,99 euros au format électronique

L'odieuse stratégie des ultra-riches

« Selon Fox Business News, jusqu’à 40 % des personnes concernées pourraient ne jamais retrouver d’emploi. La FED prévoit que le chômage pourrait atteindre 50% d’ici la fin de l’année (dans la pire période de récession de 1929, le chômage a atteint 25%). Ce ne sont que des statistiques étasuniennes. La situation en Europe, plus chaotique, pourrait être encore pire.

Le Bureau international du travail (BIT) a annoncé que d’ici quelques mois, le chômage mondial pourrait toucher 1,6 milliard de personnes, soit la moitié de la population active mondiale. Nombre de ces personnes, en particulier dans les pays du Sud, ont déjà été au seuil de la pauvreté ou sous le seuil de pauvreté, vivant au jour le jour, sans aucune épargne. Elles sont maintenant condamnées à mendier – et beaucoup, peut-être des centaines de millions, à mourir de famine, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). Nombre d’entre eux, si ce n’est la majorité, n’ont pas accès aux services de santé, ni à un abri, ni à aucune autre forme de filet de sécurité sociale, car l’effondrement économique causé par le COVID-19 a anéanti les structures de sécurité sociale, même les plus fragiles, que les pays pauvres avaient pu mettre en place.

La misère n’a pas de fin. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg. Le pire est encore à venir – quand, dans quelques semaines ou mois, on aura une idée plus précise des industries qui vivront ou mourront – et que davantage de personnes seront reléguées dans la pauvreté économique. »

Les faits versus le Fake. Un verrouillage mondial de tout ! (Peter Koning). L'article intégral sur ce lien.

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