Chroniques du totalitarisme, par Ariane Bilheran

Publié le 29 Avril 2022

Ça faisait un moment que je n'avais pas lu quelque chose d'aussi élevé intellectuellement, et même spirituellement, ni rien d'aussi percutant et ravageur d'ailleurs, dans la véracité et l'exposition de la maladie mentale.

Les Chroniques du totalitarisme sont un accès à la compréhension de ce qui arrive en ce moment en Occident, et, plus largement, dans le monde entier. À l'espèce de folie sanitaire qui s'est emparée de bien des gouvernements, et qui s'achemine sournoisement vers des dictatures (voire, une seule et unique, et qui serait donc mondiale) d'une extrême violence. Où il arrivera que l'état de liberté que nous connaissions jusqu'à présent sera effacé des mémoires. C'est prévu. Et le gars est tout ce qu'il y a de plus sérieux. De plus, il a la puissance de frappe du Forum économique mondial derrière lui.

Les chroniques du totalitarisme d'Ariane Bilheran, ont été publiées en premier lieu sur son blogue en lecture gratuite, ainsi que dans la revue Antipresse. Chroniques tenues au jour le jour, dès les premières heures du confinement mondial. Ces chroniques abordent les principaux aspects de la dérive totalitaire. Comment celle-ci se met en place, puis se développe peu à peu. Vous trouverez ces chroniques regroupées ici ; sauf la dernière, la nº 9, qui a été publiée sur la revue Antipresse, et où il faut être abonné pour y accéder.

Cet ouvrage est disponible au format ePub et PDF, au prix de 14 euros. Le livre inclut également le rapport d'expertise d'Ariane Bilheran donné lors du tribunal populaire organisé par le Dr. Reiner Füllmich (vidéo ici). Le format papier arrivera un peu plus tard.

Dans la vidéo qui suit, retrouvez les interventions de mesdames Bilheran et Miller comme témoins-experts devant The Grand Jury le 19 février 2022. Deux interventions exceptionnelles.

Ariane Bilheran et Meredith Miller

Épochè et Ataraxie

 

« [...]je suggère de revenir en ce moment à la méthode phénoménologique de Husserl dont je perçois de plus en plus qu’elle a été conceptualisée en réaction à l’idéologie totalitaire nazie : l’épochè. Qu’est-ce que l’épochè ? C’est la suspension du jugement, un antidote salutaire face à la sur-interprétation paranoïaque qui a contaminé l’espace social. Suspendre son jugement face au délire, ne pas tenter d’y entrer ni de le comprendre à tout prix, suspendre son jugement face à la surexposition des signes et des interprétations données. Suspendre son jugement et s’en distancier, pour ne pas sombrer dans les effets projectifs en miroir (que l’on voit si souvent dans les phénomènes harceleurs), et notamment, ne surtout pas sombrer dans « la fin justifie les moyens », adage politique selon lequel, pour se libérer du tyran, et au nom d’un autre idéal tyrannique (liberté et abolition de l’oppresseur « à tout prix »), il devient permis de devenir tyran à son tour en utilisant des méthodes similaires.
Ataraxie (suspension des émotions) et épochè (suspension du jugement) sont des outils de la philosophie, qui peuvent aider au témoignage, car c’est bien le témoin qui en définitive humanisera toute cette affaire, en ce qu’il inscrira les traces et la mémoire, et fera vivre l’adage latin « Homo sum humani a me nihil alienum puto. » [Terence repris par Montaigne dans le célèbre « je suis un homme, et rien d’humain ne m’est étranger »]. » Ariane Bilheran, Chroniques du 21e siècle.

 

La folie : il n’y a rien à comprendre

 

« Soljenitsyne nota bien l’incrédulité des gens ; ils pensaient être de bons citoyens bolcheviques, n’avoir rien à se reprocher et pourtant, les rafles ne les épargnaient pas ! Cette incrédulité leur donnait ainsi l’illusion que quelqu’un s’apercevrait bien de leur innocence… mais rien n’est plus faux car leur erreur était la croyance aveugle en l’existence d’une rationalité, dans ce qui n’était qu’une folie empruntant de façon frauduleuse l’apparence de la raison.

Ne pas comprendre qu’il s’agit d’une folie au sens propre, d’une psychose paranoïaque qui perfuse sa contagion délirante dans le collectif, rend vulnérable.

L’individu perd du temps à tenter d’attribuer une logique rationnelle et raisonnable à ce qui n’est que langage infatué d’un délire ne s’embarrassant pas du principe de non-contradiction ! » Ariane BilheranChroniques du 21e siècle

Dans les systèmes harceleurs, tous ceux qui se soumettent docilement et font du zèle, espérant passer entre les gouttes, finissent par être persécutés puis exécutés.

Ariane Bilheran

Rendons sacrée la vie, c’est-à-dire la vie, c’est sacré, mais pas la survie. La vie. Notre vie spirituelle, notre vie intellectuelle, notre vie émotionnelle. Pas que notre vie biologique. Mon second message c’est unissons-nous. Mais, pour nous unir il faut avoir combattu à l’intérieur de soi ses propres démons. Parce que la première révolution, alors là on peut aller manifester, on peut aller faire des révolutions, tant qu’on n’aura pas résolu à l’intérieur de soi ses propres problématiques de division et de haine, ça ne servira à rien !

Ariane Bilheran

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Rédigé par Marguerite Rothe

Publié dans #Essais

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